Aux petits mots les grands remèdes

  • Titre : Aux petits mots les grands remèdes
  • Auteur : Michaël Uras
  • Editeur : Editions Préludes
  • Date de parution : août 2016
  • Nombre de pages : 384
  • ISBN : 978-2-253-10782-8

L'auteur

Michaël Uras est né en 1977. D'origine sarde, par son père, il a grandi en Saône-et-Loire et est aujourd'hui professeur de lettres modernes dans le haut-Doubs.

 

Michaël Uras

 

Quatrième de couverture

Alex, notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions... Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?
La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?

En convoquant les auteurs qui ont compté, Michaël Uras propose, sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et inspirante, pleine d’humour et d’esprit, qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

 

Mes impressions

Dès que je l’ai vu, ce livre m’a attirée. Un livre qui parle de livres, une jolie couverture, j’étais déjà conquise, et je remercie les éditions Préludes de m’avoir donné l’occasion de le découvrir.

Alex est donc bibliothérapeute, son métier consiste à soigner, ou du moins aider les gens à l’aide des livres. Nous suivons dans cette histoire les rencontres d’Alex avec notamment trois de ses patients. Il y a Yann, jeune homme abîmé par la vie, au sens propre comme au sens figuré. En effet, sa famille est éclatée, son visage aussi. Il a été défiguré dans un accident de voiture et ne peut plus parler. C’est donc par messages écrits interposés qu’il communique avec Alex. Il y a ensuite Anthony Polstra, célèbre joueur de foot, puis Robert Chapmann, homme très actif dans sa vie professionnelle, en perte de repères dans sa vie personnelle.

Et bien sûr, dans la vie d’Alex lui-même rien n’est simple. Il aurait bien lui aussi besoin d’un peu d’aide…

J’ai trouvé très intéressant de découvrir ces personnages au fur et à mesure que je progressais dans la lecture. Au début, j’ai essayé de noter les nombreuses références littéraires données par Alex, puis j’ai abandonné, tellement il y en avait.

Le sujet « Robert Chapman » est traité avec beaucoup d’humour, j’ai bien ri à la lecture du chapitre « Oblomov et la souris, zeugma ». En revanche, je n’ai pas trop accroché avec le footballeur, je n’ai pas vraiment compris où l’auteur voulait en venir avec ce personnage, si ce n'est que les livres peuvent vraiment aider tout le monde, même ceux dont on suppose qu'ils ne lisent pas beaucoup.

J’ai apprécié de voir que tout à la fin du livre, les ouvrages « prescrits » par Alex à ses patients sont référencés.

Une lecture agréable, parsemée de phrases dans lesquelles on se "retrouve" quand on aime les livres, et ponctuée d'humour. J’aurais peut-être aimé en savoir plus sur les patients d'Alex, mais aussi sur Alex lui-même, je suis un peu restée sur ma faim, mais j’ai tout de même pris du plaisir, et c’est bien là l’essentiel. J'ai d'ailleurs bien envie de lire maintenant les premiers ouvrages de cet auteur.

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p.17  "Mes yeux avaient la mauvaise habitude de chercher la bibliothèque dans toutes les habitations que je visitais. Les livres, leur disposition, leur état en disaient long sur leurs propriétaires."

Pensées d'Alex quand sa belle-mère lui propose de re-visionner la vidéo de la naissance de sa fille : 

p.156  "Il faut respecter les anciens. Dans le cas contraire, ou, si Alex avait grandi dans une famille d'aliénés, il lui aurait demandé si elle avait également filmé la conception de leur fille chérie. Les films de naissance ennuient tout le monde, enfin, les personnes sensées. Les films de conception trouveraient un public plus large."

p.178  "Je sortais toujours avec un livre dans ma poche. Les grandes avenues parisiennes me permettaient de lire sans bousculer quiconque. Et accessoirement de ne regarder personne, ce qui m'évitait de percevoir des gens faussement pressés, caractéristique essentielle de la grande ville. Il faut être pressé pour être important. Etre pressé, c'est être attendu. Prendre son temps, c'est n'être pas attendu. N'intéresser personne. Alors, on fait mine de courir, de bousculer, de téléphoner frénétiquement."

p.236  "Chaque roman, chaque poésie, entrait dans mes cellules et se mêlait à mon sang. Une analyse sanguine l'aurait prouvé!"

P.271 à 278, chapitre intitulé "Oblomov et la souris, zeugma"