La maison des livres

10 décembre 2018

Mog, la nuit des renards - Judith Kerr

Mog la nuit des renards 2

  • Titre : Mog la nuit des renards
  • Auteure-illustratrice : Judith Kerr
  • Traduit de l'anglais par : Ramona Badescu
  • Tranche d'âge : 3 ans et plus
  • Editions : Albin Michel Jeunesse
  • Date de parution : 19 septembre 2018 (pour cette édition)
  • Nombre de pages : 32
  • ISBN : 978-2-226-43726-6

L'auteur

Judith Kerr est née en 1923 dans une famille juive, à Berlin. Quand Hitler arrive au pouvoir - Judith a 9 ans - la famille Kerr fuit l'Allemagne et finit par s'installer à Londres en 1936. Elle sort diplômée de la Central School of Arts and Crafts et travaille comme scénariste à la BBC jusqu'à la naissance de ses enfants. C'est sa fille qui lui inspire en 1968 son grand classique, The Tiger Who Came to Tea (10 millions d'exemplaires vendus dans le monde). En 1970, Judith Kerr invente le chat Mog (17 titres à ce jour), et écrit plusieurs romans inspirés de son histoire. Près de 50 ans plus tard, son oeuvre exceptionnelle crée toujours l'engouement au Royaume-Uni et lui vaut d'être sacrée en 2012 Officière de l'Ordre de l'Empire Britannique pour ses services rendus à la littérature jeunesse et à l'éducation sur l'Holocauste.

 

Judith Kerr

Quatrième de couverture

Un soir, Mog fait la fine bouche devant son assiette et M. Thomas la prive de son oeuf. 

Elle s'enfuit dans le jardin, très contrariée.

D'étranges visiteurs sont justement de passage...

 

Mog illustration

Mog est le personnage phare de l'oeuvre de Judith Kerr, qui a enchanté des générations d'Anglais.

Mes impressions

Ce soir, Mog est un peu capricieuse et fait comprendre à M. Thomas qu'elle aimerait bien avoir un oeuf en guise de repas. Celui-ci n'est pas de bonne humeur et refuse catégoriquement d'accéder aux désirs de cette chatte trop gâtée selon lui. Vexée, elle s'enfuit dans le jardin, où elle va s'endormir et faire un rêve. A son réveil, elle découvre de drôles de visiteurs nocturnes : une famille  de renards ! Le problème, c'est qu'ils ne vont pas se contenter de la découverte du jardin, mais ils vont avoir la bonne idée de suivre Mog par la chatière quand, un peu effrayée, elle va vouloir retourner dans la maison. 

On imagine bien la suite, ils vont tout essayer, tout goûter, allant même jusqu'à engloutir le repas dont Mog n'avait pas voulu la veille. Et que se passe-t-il quand sonne l'heure du réveil ? 

Cette histoire est à la fois un brin surannée - et c'est ce qui me plaît - mais aussi très actuelle. Les jolies illustrations de l'auteure sont rassurantes et servent une histoire où l'excitation, l'angoisse qui peut parfois poindre est très vite chassée car tout se termine pour le mieux, chacun est heureux et c'est bien ce qui compte.

Cette histoire de Mog est une histoire qui fait du bien ! On y retrouve de vraies valeurs partagées comme la loyauté, l'entraide, l'amour, mais aussi l'effort récompensé (pas pour Mog ;)) et ce côté parfois agaçant qu'on les chats de toujours "passer entre les gouttes."

Mog illustration 1

Judith Kerr est une auteure que j'admire beaucoup. J'appréhendais en découvrant cet album - dont l'héroïne, Mog, est née dans les années 1970 - qu'il ne soit un peu "dépassé", vieillot, et bien pas du tout, au contraire ! L'histoire n'a pas du tout perdu de sa puissance, c'est là le grand talent de Judith Kerr, une auteure décidément intemporelle. 

Une belle idée de cadeau pour Noël ! D'autres albums de Judith Kerr chez Albin Michel jeunesse : 

Mog oublie tout

Joyeux Noël, Mog !

Le tigre qui s'invita pour le thé

Mog et Bunny

*****


26 novembre 2018

Rencontre avec Flix et Marvin Clifford à Berlin (Tränenpalast) à l'occasion de la sortie de Spirou in Berlin

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Le 3 octobre, date de la fête nationale ici en Allemagne (fête de la réunification), nous avons eu l'occasion et le plaisir de rencontrer les dessinateurs Flix (Felix Görmann) et Marvin Clifford à l'occasion de la sortie de leur BD "Spirou in Berlin". Spirou en allemand pour la toute première fois !

La lecture avait lieu à la gare de Friedrichstrasse, au Tränenpalast, le "palais des larmes", un lieu symbolique du passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest quand le mur était là. 

Ce lieu a été conservé et peut se visiter, on y trouve des souvenirs partagés, parfois très émouvants, comme des valises et ce qu'elles contenaient au moment de la fuite vers l'Ouest.

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Un joli moment, une dédicace sympathique (pas pour moi ;))

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Puis nous avons marché jusqu'à la porte de Brandebourg en longeant la Spree

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Installation pour fêter la réunification, en souvenir de la chute du mur le 9 novembre 1989.

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La Spree et la silhouette du Bundestag avec sa coupole.

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Le mur, symbolisé partout où il passait dans la ville par cette double rangée de pavés.

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Au moment de la chute du mur, chaque habitant de la RDA s'est vu offrir la somme de 100 DM. Au dos de ces billets symboliques, le 3 octobre dernier, il était demandé aux gens ce qu'ils avaient acheté avec leurs 100 DM. J'ai lu les réponses avec beaucoup d'émotion. Je ne serais pas surprise que l'année prochaine, pour les 30 ans de la chute du mur, un livre soit publié sur le sujet!

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Les noms des 11040 communes allemandes, réunies en un très très long cordon de plusieurs kilomètres ! Nous y avons retrouvé Wachtberg, près de Bonn, où nous avons vécu cinq ans.

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Le mur doit tomber ! 

Ce genre d'article est peu habituel sur le blog, mais je n'avais pas envie de m'arrêter à la dédicace, je trouve que ce que nous avons vu après ce bon moment valait la peine d'être partagé.  

22 novembre 2018

Les loyautés - Delphine de Vigan

Les loyautés

  • Titre : Les loyautés
  • Auteur : Delphine de Vigan
  • Editions : JC Lattès
  • Date de parution : 3 janvier 2018
  • Nombre de pages : 208
  • ISBN : 978-2-7096-6158-4

L'auteur

Delphine de Vigan est une romancière et réalisatrice française née le 1er mars 1966 à Boulogne-Billancourt. Elle est l'auteur de neuf romans, dont Rien ne s'oppose à la nuit (2011) et D'après une histoire vraie (2015, Prix Renaudot et Prix Goncourt des Lycéens)

Delphine de Vigan1

 

Quatrième de couverture

"Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d'innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révelerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?"

Mes impressions

Dans ce roman choral, nous suivons tour à tour Hélène, professeure principale d'une classe de cinquième - la classe de Théo et Mathis - Théo, un collégien qui vit en alternance chez ses deux parents qui ne s'adressent plus la parole, Mathis, son ami et complice, et enfin Cécile, la mère de Mathis. Les deux adultes sont tour à tour narratrices, mais quand il s'agit des enfants, le narrateur s'exprime à la troisième personne. Comme s'ils étaient insaisissables, ou peut-être au contraire pour permettre à l'auteure d'en dire plus sur eux qu'eux-mêmes ne pourraient dire.  

Le schéma de l'histoire se construit et l'on entre peu à peu dans les méandres des vies et des pensées des protagonistes. Hélène est persuadée qu'il se trame quelque chose d'anormal, peut-être quelque chose de grave chez Théo. Son histoire à elle, son sixième sens peut-être, font que plus le temps passe, plus elle est persuadée que cet enfant vit un drame personnel. Alors elle se questionne, en parle à ses collègues, à l'infirmière du collège, mais elle semble être la seule à voir. Pour autant elle ne baisse pas les bras, elle reste vigilante, quitte à se mettre elle-même en danger et à passer pour une folle aux yeux de ses collègues. 

Cécile, la mère de Mathis, n'apprécie pas Théo. Elle pense qu'il n'est pas une bonne fréquentation pour son fils. Mais elle a d'autres soucis en ce moment.

Théo vit, survit entre sa mère qui se désintéresse totalement de ce qu'il fait quand il est chez son père et ce père, justement, qui lui, perd totalement pied sans que personne ne s'en aperçoive, si ce n'est Théo, qui se tait. Ce père, d'ailleurs, m'a bouleversée. 

Quant à Mathis, il voit bien que quelque chose ne tourne pas rond chez son copain. Mais il ne dit rien. Pour le couvrir, pour le protéger. 

Dans ce livre qui se lit très vite, Delphine de Vigan décrit de façon magistrale cet engrenage puissant, fait de complicités implicites, de non dits, d'accords invisibles. Elle nous raconte la frontière insidieuse entre la fidélité, la loyauté, et la trahison. Jusqu'où "se taire" est-il honnête, jusqu'où se taire est-il juste, jusqu'où se taire est-il salutaire? A quel moment parler? 

Ce livre est bouleversant, j'ai retenu mon souffle à plusieurs reprises au cours de sa lecture. Encore une fois Delphine de Vigan nous déstabilise, nous fait nous questionner. 

L'avez-vous lu? Je l'ai lu cette semaine car Delphine de Vigan était à Berlin hier soir, invitée par l'Institut français à présenter ce livre à l'occasion de sa sortie en allemand en septembre dernier. 

 

Delphine de Vigan à Berlin le 21 novembre 2018 - 3

Dédicace Les loyautés

Loyalitäten

 

*****

En préambule : 

Les loyautés

Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres - aux morts comme aux vivants -, ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l'écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d'ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires.

Ce sont les lois de l'enfance qui sommeillent à l'intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans.

Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves.

Lu par l'auteure hier soir

***

p. 76 (Théo) "Avant, son père travaillait trop. Il rentrait tard du bureau, passait ses soirées sur l'ordinateur, veillait dans la nuit. Un jour, il a été mis à pied par son entreprise. Théo n'a jamais oublié cette expression. Mis à pied. Il avait aussitôt imaginé son père allongé par terre, maintenu au sol sous la botte d'un supérieur hiérarchique, en signe de victoire et de domination."

p. 81 (Mathis) "Quand monsieur Châle a ramassé l'argent que les parents devaient donner pour la soirée à l'Opéra-Garnier, Théo a dit que sa mère ne voulait pas qu'il participe à la sortie, à cause des attentats. Monsieur Châle a hésité quelques secondes à poser d'autres questions, cela se voyait, mais il s'est ravisé. Mathis sait que ce n'est pas vrai. Ce n'est pas sa mère. Théo ne viendra pas parce qu'il n'a pas l'argent. Et ce n'est pas la première fois."

p. 143 (Cécile) "J'ai l'habitude. A quelques détails près, le scénario est le même. On me pose généralement deux ou trois questions, puis une fois que je dis que je ne travaille pas, la conversation glisse sur quelqu'un d'autre et ne revient jamais vers moi. Les gens n'imaginent pas qu'une femme au foyer puisse avoir une vie, des centres d'intérêt, et encore moins des choses à dire."

p. 157 (Hélène) "Je n'ai pas écouté les conseils de Frédéric. Je continue de venir au collège et d'observer Théo. Debout derrière la vitre, dès que les élèves descendent dans la cour, je cherche sa silhouette. Si je parviens à le repérer au milieu des autres - corps aimantés, réunis par d'étranges alliances -, je passe la récréation à épier ses gestes, ses esquives, en quête d'une réponse."

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Rencontre avec Delphine de Vigan à Berlin le 21 novembre 2018

Hier soir était organisée à l'Institut français de Berlin une rencontre avec l'auteure française Delphine de Vigan, à l'occasion de la sortie en Allemagne de son dernier roman : Loyalitäten, aux éditions Dumont Verlag, en septembre 2018.

Delphine de Vigan

Loyalitäten

Delphine de Vigan est très lue et appréciée en Allemagne et hier le public était au rendez-vous. L'intervention avait lieu en français, avec une traduction simultanée et un système d'oreillette pour ceux qui le souhaitaient. 

Delphine de Vigan à Berlin le 21 novembre 2018 - 3

Afin de profiter au maximum de cette discussion, j'avais lu Les loyautés la veille, bonne idée, tout était encore bien présent dans mon esprit et j'ai vraiment aimé écouter Delphine de Vigan s'exprimer au sujet de ce roman bien sûr, mais aussi au sujet de son écriture, de ses habitudes de travail, de ses nombreux carnets et Post-its. Elle a également été invitée à lire quelques passages de son livre par la modératrice (dont j'ai également beaucoup apprécié l'intervention).

Encore un très joli moment passé ici à Berlin, dont je me souviendrai. 

 

Rien ne s'oppose à la nuit

 

Dédicace Rien ne s'oppose à la nuit

 

Rien ne s'oppose à la nuit

*

 

D'après une histoire vraie

 

Dédicace D'après une histoire vraie

 

D'après une histoire vraie

*

 

Les loyautés

 

Dédicace Les loyautés

 

Les loyautés

*

 

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16 novembre 2018

La vie est belle et drôle à la fois - Clarisse Sabard

La vie est belle et drôle à la fois1

  • Titre : La vie est belle et drôle à la fois
  • Auteur : Clarisse Sabard
  • Editions : Charleston
  • Date de parution : 16 octobre 2018
  • Nombre de pages : 304
  • ISBN : 978-2-36812-321-8

L'auteur

Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein coeur du Berry. Après un bac littéraire, elle s'oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd'hui à Nice et se consacre à l'écriture. Son premier roman, Les lettres de Rose, a reçu le Prix du livre Romantique. Elle est également l'auteure de La plage de la mariée et du Jardin de l'oubli parus aux éditions Charleston. 

 

Clarisse Sabard 2

Quatrième de couverture

 

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m'y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » 


Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer…

Mes impressions

Léna, jeune niçoise célibataire, rejoint son frère Tom et la fille de celui-ci, Violette, pour passer Noël en famille. Ils ont été "convoqués" par leur mère Judith qui vit encore dans le village de leur enfance, niché au coeur des montagnes des Alpes-de-Haute-Provence. Jusqu'ici tout va bien, mais il faut préciser que depuis toujours, Léna, sans vraiment savoir pourquoi, déteste Noël et toutes les festivités qui l'accompagnent. Elle a donc fait un gros effort en acceptant l'invitation insistante de sa mère. Mais quand ils arrivent enfin à destination, c'est pour découvrir que cette dernière s'est volatilisée. Ils n'ont donc pas d'autre choix, mis à part celui de repartir, éventualité que Léna envisage un moment, que de se mettre eux-mêmes aux préparatifs de ce Noël pour le moins spécial.

Bien sûr c'est l'occasion pour eux de revoir beaucoup de têtes connues dans leur enfance, de revoir des amis, de voir leur grand-mère, voisine de leur mère, mais aussi de brasser les souvenirs. Un de ces souvenirs est particulièrement douloureux pour Léna...

Une double intrigue se noue au cours de l'histoire, avec des personnages vraiment attachants. On croirait parfois faire partie des habitants de ce village. Clarisse Sabard excelle dans les descriptions et nous dévoile une atmosphère d'un Noël de village de montagne à la fois féérique mais bien ancré dans le réel, sous la neige qui plus est. A certains passages de la lecture, une odeur de vin chaud et de cannelle viendrait presque vous chatouiller les narines. La prouesse réalisée par l'auteure est de nous offrir ces descriptions et ces impressions alors même que son héroïne déteste justement tout ça. Tout est là, rien ne manque, de l'achat du sapin sous les airs de Noël "en veux-tu en voilà" à la redécouverte des décos de Noël dans le grenier, des soirées au coin du feu aux sorties dans la forêt enneigée. Sans parler de la somptueuse couverture du livre ! Le tout ponctué d'humour, de musique et de bonnes recettes (une habitude dans les histoires de Clarisse. Et en bonus, les deux recettes phares du roman sont offertes à la fin !)

Alors même si je suis légèrement restée sur ma faim en ce qui concerne les intrigues du roman, je me suis laissée emporter par cette belle ambiance et j'ai beaucoup aimé la lecture de La vie est belle et drôle à la fois. Un livre parfait pour cette période de l'année. Je suis prête, Noël peut arriver ! Merci aux éditions Charleston de m'avoir offert ce beau moment de lecture.

*****

p. 150/151 " Après les questions personnelles, les discussions glissent lentement sur la politique et les sujets de société. Le brouhaha s'intensifie alors que chacun tente d'élever la voix par-dessus celles des autres pour étaler son opinion, sur la droite, la gauche, l'ère Macron, l'immigration, le terrorisme et le pouvoir d'achat. Bien sûr, personne n'est du même avis. Les conversations simultanées où tout le monde parle sans écouter personne, c'est la clé des dîners réussis. Du Facebook avec le volume en plus et les insultes en moins. "

 


13 novembre 2018

Le loup en slip - Tome 1 - Lupano Itoïz Cauuet

Le loup en slip

  • Titre : Le loup en slip
  • Auteur : Wilfrid Lupano
  • Illustratrice : Mayana Itoïz
  • Avec la participation amicale et artistique de Paul Cauuet
  • Editions : Dargaud
  • Date de parution : 4 novembre 2016
  • Nombre de pages : 36
  • ISBN : 9782505067207 

Les auteurs

Wilfrid Lupano

Wilfrid Lupano est un scénariste de bande dessinée français, né le 26 septembre 1971 à Nantes. Il vit aujourd'hui à Pau où il a passé une grande partie de sa vie. 

 Wilfrid Lupano

Mayana Itoïz

Mayana Itoïz est une autrice-illustratrice née en 1978 à Bayonne. Diplômée de l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Toulouse, elle travaille pour les éditions jeunesse. 

 

Mayana Itoïz

Clic sur la photo pour accéder à son site, auquel elle a été empruntée ;-)

 

Quatrième de couverture

Dans la forêt, il y a le loup. Un regard fou, et des crocs comme des pioches. Alors pour quelques sous, on s'achète des anti-pétoche. Mais peut-on vraiment être méchant en slip ?

Mes impressions

Dans la forêt, tout le monde craint le loup, le GRAND MECHANT LOUP, même si on ne l'a jamais vu, il nous fait une peur bleue. Alors toute la vie des sous-bois s'organise autour de cette peur. Les commerces font leurs choux gras de cette crainte du loup, tout est bien organisé. Jusqu'au jour où ... le loup, le vrai, descend dans la forêt. Il porte un slip et ne ressemble pas du tout au loup que l'on veut bien imaginer. Il faut alors tout remettre en question, changer les habitudes, puisque plus personne n'a peur du loup.

Mais alors, si ce n'est pas lui, que sont devenus les trois petits cochons ?

Une bande dessinée efficace, qui offre plusieurs grilles de lecture, de l'humour mais aussi de la réflexion, tout ce que j'aime !

Un "simple" histoire de loup pour les petits, une réflexion pertinente sur notre société pour les plus grands.

Et puis "Le loup en slip" est la référence du spectacle de marionnettes de Sophie dans "Les vieux Fourneaux" ! 

*****

Coup de coeur !

11 novembre 2018

LECTURES JEUNESSE SUR LA GRANDE GUERRE

Aujourd'hui, 11 novembre 2018, cent ans après la signature de l'armistice, partout en France (et aussi ailleurs, par exemple ici à Berlin) ont eu lieu des commémorations toujours émouvantes, pour ne pas oublier. 

Alors à ma manière, pour ne pas oublier, je partage aujourd'hui un article reprenant des lectures qui me semblent intéressantes, pertinentes à partager avec les enfants, car c'est bien sûr par eux que se fait cette transmission si importante. 

Je complèterai cette page au fur et à mesure de mes nouvelles découvertes. Il suffit de cliquer sur la couverture d'un livre pour accéder à l'article correspondant. 

Je vous souhaite de belles lectures.

Portrait Denis colorisé

Denis Souchaud, le grand-père de ma grand-mère, mort au combat le 4 mai 1916 à Lizerne en Belgique, laissant sa femme Louise seule avec leurs quatre fils, Ernest (papa de ma grand-mère), Armand, Louis et Roger qui avaient entre 10 et 4 ans. 

Centenaire à Berlin

Voici quelques-unes des fleurs déposées ce matin à Berlin lors de la commémoration du centenaire (de gauche à droite et de haut en bas, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis)

2017-11-11 14

 

*

 

Couverture 1

 

*

Carnets 14-18

 

*

 

Le petit théâtre des opérations

 

*

 

La chanson interdite

 

*

 

Le mystère de Lucy Lost (1)

 

*

Il faut gagner la bataille de Verdun

*

 

Le casque d'Opapi

 

 

* 

Mémoire à vif d'un poilu de quinze ans

 

 

 

La chanson interdite 1917 - Eric Simard

La chanson interdite

  • Titre : La chanson interdite
  • Auteur : Eric Simard
  • Editions : Oskar éditeur
  • Collection : Histoire et Société
  • Age : 9-12 ans
  • Date de parution : 27 octobre 2017
  • Nombre de pages : 105
  • ISBN : 979-1-0214-0589-9

L'auteur

Eric Simard, né en 1962 à Joigny dans l'Yonne, après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur biochimiste, a finalement décidé de suivre son instinct et de quitter le monde de la science pour celui des lettres. Il est auteur pour la jeunesse et vit en Bretagne. Il est connu pour sa série Le souffle de la pierre d'Irlande. Pour une biographie plus complète (et sa bibliographie) je vous conseille d'aller faire une petite visite sur son site :  

Eric Simard

( Clic sur la photo pour accéder au site d'Eric Simard )

Quatrième de couverture

1908 : Jean, fils de paysans du Forez, est une graine de poète. Le destin ne l'épargne pas et le conduit, orphelin, dans la région de Thiers. Là, il partage son temps entre la mise au tranchant des couteaux auprès d'Auguste l'émouleur, et la mise en chanson de ses humeurs.

Gueulards, râleurs, durs à l'effort, les émouleurs forgent sa conscience d'homme libre face aux pressions des patrons. Ciseleur de vers, Jean apprend à crypter sa poésie dans l'élan d'un amour interdit. Mais soudain survient la Grande Guerre. Après les carnages des offensives ratées, Jean et d'autres soldats remettent en cause les décisions du commandement. S'élève alors dans les tranchées une chanson de colère et de révolte...

Mes impressions

Sous la forme de ce qui pourrait être une longue lettre, de Violette à Jean, son tout premier amour d'il y a 50 ans, Eric Simard raconte l'insoumission, la révolte.

La révolte d'abord d'un enfant que son maître va punir injustement et qui ne ploiera jamais. Il refuse d'avouer un forfait qu'il n'a pas commis. Puis la révolte de ce même enfant quand il aura perdu ses deux parents et sera recueilli par de lointains cousins, les parents de Violette. Et enfin l'ultime révolte, quand sur le champ de bataille, à Verdun en 1917 Jean refuse d'obéir à ses supérieurs parce qu'il sait l'absurdité de certaines offensives, bonnes qu'à fournir de la chair à canon, comme lors de l'offensive de Nivelle au Chemin des Dames.

Dans toutes ces révoltes, un fil conducteur animera Jean jusqu'à son dernier souffle, les poèmes secrets, parfois écrits en langage codé. C'est ce qui aura permis à Jean de tenir dans les circonstances les plus difficiles de sa vie et c'est aussi ce qui l'aura mené à sa perte.

Une belle histoire, d'une grande sensibilité, pour nous mener peu à peu vers la chanson interdite, la chanson de Craonne. Un hommage à tous ces "révoltés" qui sont tombés sous les tirs des leurs.

Quand au bout d'huit jours,

Le repos terminé, 

Nous allons reprendre les tranchées,

Notre vie est utile

Car sans nous on prend la pile. 

Oui mais maintenant 

On est fatigué.

Les hommes ne peuvent plus marcher.

...

Pour écouter la chanson de Craonne, cliquez sur le texte ci-dessus.

En fin d'ouvrage se trouve un dossier sur les messages codés, les acrostiches en poésie et en littérature, ou bien pendant les conflits armés (c'est la méthode qu'utilisera Jean). Un dossier illustré de nombreux exemples, allant de Villon à Apollinaire, en passant par Alfred de Musset et George Sand.

Un petit livre passionnant à lire et très instructif, tout ce que j'aime dans la littérature jeunesse.

*****

p. 76 " - On raconte que ça gronde dans les tranchées, nous a dit Auguste, un dimanche en rentrant de Thiers. Les gars en ont marre. Il faut les comprendre. Les cons d'officiers les envoient à la mort. 

              De nombreuses mutineries ont éclaté au sein des compagnies. Ces rébellions n'ont pas duré car l'état-major a déclenché la répression. "

 

 

10 novembre 2018

Le casque d'Opapi - Géraldine Elschner et Fred Sochard

Le casque d'Opapi

 

  •  Titre : Le casque d'Opapi
  • Auteur : Géraldine Elschner
  • Illustrateur : Fred Sochard
  • Editions : L'Elan vert et Canopé Editions
  • Collection : pont des arts
  • Date de parution : 13 mai 2014
  • Nombre de pages : 32
  • ISBN : 978-2-84455-305-8

L'auteur

Géraldine Elschner est née dans le nord de la  France, d'un papa allemand et d'une maman française d'origine belge. Après des études d'allemand et de lettres à cheval entre la France et l'Allemagne, puis une formation de bibliothécaire, elle a tout d'abord traduit des livres avant de se mettre à écrire elle-même des histoires. Je vous conseille d'aller lire sa sympathique biographie sur son site, en cliquant sur la photo ! Vous pourrez aussi y consulter son importante bibliographie. 

Géraldine Elschner

( Clic sur la photo pour accéder au site de Géraldine Elschner )

L'illustrateur

Né en 1966, Fred Sochard a grandi à Nantes. Après une formation à Paris (Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs) il vit maintenant en Anjou, d'où il illustre de nombreux ouvrages jeunesse.

Fred Sochard

( Clic sur la photo pour accéder au site de Fred Sochard )

Quatrième de couverture

Le voilà maintenant chez moi, tout rouillé par le temps, tout noirci par la terre dans laquelle il a dormi si longtemps. Je plantais un petit chêne dans la prairie quand ma pelle la réveillé ce matin... C'était un casque, un vieux casque de soldat de 14-18.

Papi m'a alors raconté la guerre.

Mes impressions

Je suis ravie de retrouver cet album, quatre ans après l'avoir découvert avec ma classe alors que nous participions à un concours dans le cadre de la commémoration du centenaire du début de la première guerre mondiale. Un grand merci aux éditions de l'Elan vert ! 

Ce livre est tout un symbole. Tout d'abord, il est issu de la collection "Pont des arts", il s'articule donc autour d'une oeuvre d'art, à savoir : La partie de cartes de Fernand Léger.

La partie de cartes

Fernand Léger, lui-même soldat, a peint ce tableau pendant la guerre en 1917. Il représente une partie de cartes entre poilus dans un abri. Les soldats ne sont plus des hommes, mais des robots.

Dans Le casque d'Opapi, tout au long de l'histoire, si l'on est attentif aux illustrations de Fred Sochard, on s'aperçoit que peu à peu, au fur et à mesure que l'on raconte la guerre, les soldats se désarticulent, n'ont plus de figure humaine, ont "des tuyaux à la place des membres". 

Outre le fil conducteur qu'est le tableau de Fernand Léger, l'album recèle d'autres trésors. Un petit garçon, en vacances chez son grand-père français, en creusant dans la terre pour y planter un petit chêne (trouvé au bord du Rhin chez son grand-père allemand), découvre un casque datant de la première guerre mondiale. Commence alors le récit du grand-père, qui répond aux interrogations de son petit-fils. Celui-ci réalise peu à peu que ses deux arrière-grands-pères, l'un français et l'autre allemand, ont combattu pendant la grande guerre. 

 

Le casque d'Opapi 1

Le casque d'Opapi 2

C'est un bel hommage qui est rendu aux soldats français et allemands, le petit garçon emporte le casque avec lui et lui donne le nom du "casque d'Opapi" (Opa signifie grand-père en allemand). 

Après l'histoire figure le tableau de Fernand Léger sur une double page, puis une seconde double page d'explications est proposée aux enfants désireux d'approfondir le sujet.

L'auteure, elle-même franco-allemande, a repris pour ce récit les prénoms de ses deux grands-pères, ce que je trouve très touchant. Le travail de l'illustrateur est aussi à souligner, le contraste est saisissant entre les illustrations très colorées et joyeuses de la vie du petit garçon et celles beaucoup plus sombres et graves de la guerre, où les soldats finissent par ressembler aux "Poilus-robots" de Léger.

Le casque d'Opapi 3

Une très belle réalisation, un riche outil de travail pour les enseignants (il est d'ailleurs co-édité avec les éditions Canopé) mais aussi un livre pour expliquer aux enfants en famille. J'ai beaucoup aimé toute la symbolique qui se dégage de cette belle histoire : le chêne trouvé en Allemagne et planté en France sur un ancien lieu de bataille, les soldats allemand et français qui ont une descendance commune et ont donc "mêlé leurs sangs" d'une belle façon. Cet ouvrage délivre un message de paix, tout en n'occultant pas l'horreur qu'a été la guerre, car cela il ne faut pas l'oublier. 

Quoi de mieux, en cette veille de commémoration du centenaire de l'armistice, qu'un album comme celui-ci ?

Les éditions de l'Elan vert proposent beaucoup d'autres albums dans cette collection "Pont des arts", sur d'autres thèmes historiques (couvrant toutes les grandes périodes vues à l'école), à partir d'oeuvres de nombreux artistes. Un concept qui me plaît beaucoup !

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Gros coup de coeur (depuis déjà 4 ans !)

08 novembre 2018

Le petit théâtre des opérations - 1914-1918 Anecdotes, héros et faits d'armes insolites de la Grande Guerre - Julien Hervieux

Le petit théâtre des opérations 

  • Titre : Le petit théâtre des opérations
  • Auteur : Julien Hervieux
  • Editions : Albin Michel Jeunesse
  • Date de parution : 26 septembre 2018
  • Nombre de pages : 320
  • ISBN : 978-2-226-43746-4

L'auteur

Julien Hervieux 1

( Clic sur la photo pour accéder au blog de Julien Hervieux )

Julien Hervieux est né en 1984 à Troyes. La légende dit, qu'autrefois, il enseignait l'histoire. Mais, la nuit, il était aussi l'Odieux Connard : il réalisait des critiques cinématographiques avec humour sur son blog personnel. Et puis, un jour, il a mêlé ces deux existences, en créant Le Petit Théâtre des Opérations, une chaîne YouTube sur laquelle il propose de parler de la grande Histoire de manière tout à fait décalée. Parfois, elle est encore plus incroyable que ce que peut produire Hollywood.

Quatrième de couverture

Connaissez-vous l'histoire d'Albert Roche, que le maréchal Foch désigna en 1918 comme "le premier soldat de France"? Avez-vous déjà entendu parler de la rocambolesque épopée du commando Tiling? Ou de la résistance héroïque des fusiliers marins bretons à Dixmude?

Si la Grande Guerre fut un énorme gâchis en vies humaines, elle fut aussi le théâtre d'actes de bravoure individuels et collectifs et d'anecdotes aussi drôles qu'improbables. Sur un ton décalé, mais toujours documenté, Julien Hervieux Ressuscite ces héros et histoires oubliés de la Première Guerre mondiale pour leur rendre hommage, à l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918. 

Et au cas où vous vous poseriez la question, oui, tout est vrai. 

Mes impressions

J'ai trouvé ce livre extrêmement original. L'auteur y relate 60 "histoires" sur la Grande Guerre, sur un ton très humoristique, parfois un brin ironique (mais cela s'y prête) . Ces "anecdotes" sont classées par ordre chronologique et illustrées de photos anciennes. Le "petit théâtre" commence donc le 5 août 1914 avec Le café viennois devient liégeois, pour se terminer le 7 août 1919 avec L'avion qui passa sous l'Arc de Triomphe. 

Ces histoires, répertoriées dans un sommaire, racontent aussi bien des événements que des héros ou héroïnes. Elles sont françaises, canadiennes, australiennes, américaines ou russes et peuvent tout à fait se lire indépendamment les unes des autres. C'est ce qui fait je trouve l'originalité et la puissance de cet ouvrage.

Nous avons là une source d'informations assez hétéroclites sur la première guerre mondiale et sur ses acteurs, certains étant parfois un peu tombés dans les oubliettes, au sens propre comme au sens figuré. Par exemple la résistante lilloise Louise de Bettignies :

 

Louise de Bettignies

p. 146 " Louise réussit cependant à transmettre un dernier message crucial : elle avertit qu'une énorme offensive allemande se prépare sur Verdun pour début 1916. Hélas pour elle, l'état-major français n'y prêta guère attention, et le regretta très fort quelques mois plus tard. 

             Désormais aux mains des Allemands, Louise poursuit sa guerre à sa manière. A son procès, elle prouve que les Allemands ne peuvent justement rien prouver quant à son statut de super espionne. Mauvais joueurs, ils l'envoient en prison et la condamnent aux travaux forcés. 

             Mais là aussi Louise poursuit sa guerre sans répit : non seulement elle refuse de fabriquer des pièces d'armement, mais elle prend la tête d'une insurrection de codétenues. Les Allemands comprennent que où qu'ils mettent Louise, elle va leur rendre la vie infernale. 

             Puisqu'ils ne peuvent guère la faire fusiller sans faire scandale puisque c'est une femme et une civile, ils ressortent une solution médiévale bien moche : les oubliettes. "

Je ne connaissais pas pour ma part Louise de Bettignies, dont j'ai découvert l'histoire grâce à ce livre. Ce n'est bien sûr pas le cas des Lillois qui eux la connaissent et savent l'honorer comme il se doit. Ils ont ainsi donné son nom à des écoles, des rues, des places... et dans le vieux Lille se trouve une statue à son effigie, la représentant debout, avec à ses pieds un soldat à genoux, lui baisant les mains. Un grand merci à mon amie Lucile qui a pris ces photos pour moi pendant ses vacances à Lille : 

Monument Louise 2

Monument Louise 1

Place Louise de Bettignies

 

Edit du 9 novembre 2018, j'ajoute une jolie photo prise aujourd'hui, qui vient de m'être envoyée par Nancy Guilbert. Il s'agit du joli panneau d'une école Louise de Bettignies, réalisé par les élèves. MERCI Nancy pour cette belle photo !

Ecole Louise de Bettignies

On pourrait aussi évoquer Eugene Bullard, ce fils d'esclaves, américain, qui au moment où la guerre éclate décide de s'engager dans la Légion étrangère. Blessé à Verdun en 1916, il s'engage ensuite dans l'aviation. Il sera également impliqué dans la seconde guerre mondiale, mais ne sera jamais reconnu pour cela par son pays. Ou bien ce soldat canadien, qui grâce à un gros mensonge fit prisonnier à lui tout seul 75 soldats allemands dans les tranchées. Ou encore Roland Garros, Mata Hari, Kiki le pigeon photographe...

Ce livre fourmille d'anedcotes, toutes vraies, qui susciteront l'intérêt des plus jeunes et des plus âgés. A sa façon il rend hommage à tous ces soldats du rang, à tous ces hommes et femmes qui n'ont pas toujours eu les honneurs qu'ils méritaient, et il rétablit parfois quelques vérités. A lire et partager en famille, sans modération ! Merci aux éditions Albin Michel pour cette pépite !

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Gros coup de coeur