La maison des livres

18 avril 2022

Bienvenue en ville ! Dis-moi comment ça marche...

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  • Titre : Bienvenue en ville ! Dis-moi comment ça marche...
  • Autrice : Emmanuelle Figueras
  • Illustratrice : Lili La Baleine
  • Editions : Fleurus
  • Age : 6-8 ans
  • Date de parution : 29 octobre 2021
  • Nombre de pages : 40
  • ISBN : 978-2-2151-73052

L'autrice

Emmanuelle Figueras

(Source photo Le Dauphiné Libéré) 

Née en Guyane, Emmanuelle Figueras a grandi entre le Québec, l'Espagne et la France. Après des études de droit à Paris, elle est aujourd'hui journaliste de presse écrite. Elle écrit depuis 20 ans des articles de vulgarisation scientifique pour différents magazines (Wapiti, Terre Sauvage...). Elle est autrice de nombreux documentaires pour la jeunesse. Elle vit dans le sud de la France. 

L'illustratrice

Lili la Baleine

(Source image Babelio)

Professeur des écoles, Lili La Baleine se lance dans l'illustration en 2009. Elle a déjà illustré de nombreux ouvrages pour divers éditeurs (Gautier-Languereau, Deux coqs d'or, Fleurus, Milan, Eyrolles...)

Quatrième de couverture

A travers ce documentaire richement illustré, viens découvrir une ville et parcourir ses moindres recoins et ses réseaux cachés. Comment arrivent l'eau potable et l'électricité ? Où vont nos déchets ? Qu'est-ce qui pollue et consomme beaucoup d'énergie ? Pourquoi est-il si important de multiplier les espaces verts ? Qu'est-ce qu'un éco-quartier ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage va répondre !

Et visite l'intérieur de deux maisons en ouvrant les rabats de ton livre !

Mes impressions

Un album documentaire dans lequel foisonnent les informations savamment organisées dans de belles doubles pages qui s'ouvrent pour s'agrandir encore et visiter l'intérieur de deux maisons, la traditionnelle et l'écologique. Idéal pour les curieux, petits et grands ! Les illustrations sont toutes douces et si riches ! Avec en prime un petit chat à retrouver sur chaque page, ça marche à tous les coups !

Dans cet album les explications sont très claires, sur des sujets d'actualité comme l'eau, l'électricité, les déchets, internet, le tout lié à l'habitat. Une vraie réussite, une lecture ludique et instructive, qui permet de prendre conscience que les choses n'arrivent pas comme ça comme par magie mais qu'elles ont un coût, écologique notamment. Un livre pour les enfants, qui fait réfléchir aussi les plus grands !

Je remercie les éditons Fleurus pour cette belle surprise reçue dans le cadre de la masse critique Babelio.

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Coup de coeur 

 


20 mars 2022

Tous tes amis sont là - Alain Dulot

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  • Titre : Tous tes amis sont là
  • Auteur : Alain Dulot
  • Illustration de couverture : Benoît Preteseille
  • Editions : Editions de la Table Ronde
  • Date de parution : 13 janvier 2022
  • Nombre de pages : 176
  • ISBN : 979-1-037-109989

L'auteur

Alain Dulot

(Photo Editions de la Table Ronde)

Alain Dulot vit entre Paris et l'Ain, d'où il est originaire. En 1983, son roman La Reconstitution a paru chez Gallimard, suivi en 1986 de Le Marécage.

Quatrième de couverture

Le 8 janvier 1896, au 39 de la rue Descartes, Paul Verlaine s'éteint, à l'âge de cinquante et un ans. Le 10 janvier au matin, la foule est dense dans le quartier Mouffetard : proches et curieux, rosettes de la Légion d'honneur et guenilles trouées, vieilles barbes et jeunes moustaches, gens de peu et hauts de forme s'écartent pour laisser passer le corbillard. Alain Dulot se joint au cortège pour suivre la dépouille jusqu'au cimetière des Batignolles en s'adressant au prince des poètes. Il évoque sa mère Élisa, ses amis, la société littéraire qui l'entoure, ses amours tumultueuses - avec Mathilde Mauté, Arthur Rimbaud, Philomène Boudin et Eugénie Krantz - teintées de sa faiblesse pour l'absinthe. Et sa passion sans faille pour la poésie, des tavernes à l'hospice, de la prison aux cabarets, jusque sur son lit de mort.

Mes impressions

 Dans ce récit, Alain Dulot se joint au cortège funèbre du poète Paul Verlaine le 10 janvier 1896, de la rue Descartes jusqu'au cimetière des Batignolles, où l'écrivain sera inhumé auprès de ses parents. Il s'adresse à lui, et nous raconte à nous, la vie tumultueuse de l'intéressé. 

Trois parties se distinguent dans ce livre. Tout d'abord la vie "de famille" de Verlaine, son mariage de courte durée avec Mathilde Mauté, sa relation fusionnelle avec sa mère, ses amours avec Rimbaud, Philomène Boudin et Eugénie Krantz, qui gagnera la partie et sera celle qui accompagnera Verlaine jusqu'à sa dernière demeure. 

p.24 "Il t'a fallu choisir entre ces deux créatures qui te partageaient et entre lesquelles tu te partageais toi-même : la légère ou la mégère. La mignonne frivole ou le robuste laideron. "Esther" ou "Nini". Philomène ou Eugénie. La Boudin ou la Krantz."

Dans un second temps l'auteur nous fait vivre les derniers moments du poète, le 8 janvier 1896, au 39 de la rue Descartes. ans Pour finir il nous invite à nous joindre au convoi, auprès des amis, connaissances et illustres inconnus qui rendent un dernier hommage à Verlaine. 

Cette dernière promenade, traversée de Paris du sud au nord, est l'occasion de nous parler de sa vie, de ses comparses, collègues, amis et ennemis, des soirées d'ivresse dans les brasseries du Boul'Mich. Quand la cérémonie s'achève à Saint-Etienne-du-Mont, le cortège s'ébranle et s'étire, passant devant les lieux les plus importants de la vie du poète.

p.151 "La traversée de la ville a été la traversée de ta vie."

Du Panthéon à la coupole de l'Académie en passant par le jardin du Luxembourg, François Coppée, Stéphane Mallarmé, Paul Fort, Charles Mauras, Maurice Barrès, Paul Valéry et tant d'autres, "Tous tes amis sont là." Mais pas ton fils. 

Un récit passionnant et émouvant, drôle parfois. Un voyage dans le temps, dans Paris, dans la vie de Verlaine. L'auteur tutoie le poète et nous donne ainsi une impression de grande proximité. Le style est poétique et l'écriture légère, enlevée. Un récit très agréable à lire. J'ai beaucoup aimé ce voyage avec Verlaine, même si c'était son dernier. 

Et que dire du sublime bandeau illustré par Benoît Preteseille qui résume si bien l'esprit du livre ? 

Un grand merci à Babelio et aux Editions de la Table Ronde pour l'envoi de ce livre !

*****

p.16 "L'hôpital était devenu ta résidence secondaire. Puis principale. L'hiver surtout, parce que tu y trouvais la chaleur, avec certes le ronflement des voisins mais surtout celui d'un poêle à charbon. L'Ancien Régime, qui avait le souci de protéger ses talents, t'aurait sans doute pensionné. La République, elle, t'a offert l'abri de ses établissements de soins. "

***

p.26 "Tu avais trouvé ton port. Avec elle, tu as voulu reconstituer un ersatz de famille, l'apparence d'un foyer, de cette vie "simple et tranquille" que, sans succès, tu as toujours recherchée. Toi qui avais tant rêvé de la paix domestique, de la "lueur étroite de la lampe", de "l'heure du thé fumant et des livres fermés", de "la douceur de sentir la fin de la soirée", toi qui avais gardé la nostalgie des premiers mois de ton mariage avec Mathilde Mauté de Fleurville, du bel appartement des bords de Seine avec son parquet ciré, ses meubles vernis, son piano à queue, le linge brodé à vos deux chiffres réunis, le balcon ouvrant sur Notre-Dame de Paris et l'île Saint-Louis, tu avais créé ici, avec elle, ce climat de sécurité auquel depuis si longtemps tu aspirais."

***

p.42 "Tu aimais les aubes multicolores, les crépuscules enflammés, les promenades par les chemins creux, la course des nuages dans le ciel, les jeux de lumière dans les sous-bois, comme tu aimais les tenues de campagne, les mets roboratifs et les longues étapes à l'auberge toute proche. Mais l'agriculture, c'est autre chose... Et si tu excellais au maniement du porte-plume, tu étais nettement moins doué pour celui de la bêche et de la charrue." 

***

p.50 "Tout avait commencé par une lettre. Celle qui t'attendait chez ton éditeur, à la fin de l'été 71, lorsqu'en compagnie de Mathilde, déjà en fin de grossesse, tu rentrais du département du Nord où tu avais jugé plus sage de te réfugier après l'épisode si violent et si compromettant de la Commune. L'enveloppe portait le cachet de Charleville. Un garçon de dix-sept ans y clamait son enthousiasme pour ta poésie et t'envoyait ses propres vers, cinq poémes qui t'ont paru "d'une beauté effrayante". Très vite, une seconde lettre est arrivée, accompagnée de trois autres poèmes. Ton correspondant disait étouffer à Charleville, rêver de Paris... Ebahi par la qualité de ces textes au ton si neuf, tu les as fait circuler dans ton entourage poétique, où ton sentiment a été partagé. D'autres courriers sont arrivés des Ardennes : "Je suis empêché de venir à Paris, étant sans ressources. Ma mère est veuve et extrêmement dévote." Sans ressources ? Qu'à cela ne tienne ! Tes amis poètes et toi vous êtes cotisés pour offrir le voyage au jeune prodige. Et tu as pris la plume : " Venez, chère grande âme, on vous attend, on vous admire."

***

p.70 "Et lorsque Rimbaud et toi déambuliez dans les rues mouillées de Londres et dans la soûlographie, vous deveniez des vagabonds célestes. Seul le "dérèglement de tous les sens" permettait d'accéder à un au-delà sublime, celui de la poésie. Comme tu l'as écrit toi-même : "Ah ! Si je bois c'est pour me saouler,non pour boire."

***

p.109 "Devant le Panthéon, justement, le convoi, un instant, marque le pas : "Aux grands hommes la patrie reconnaissante"... As-tu imaginé, toi aussi, rejoindre ce charnier prestigieux ? Un soir où tu étais en verve, tu as demandé qu'on t'y réserve une place. Après tout, disais-tu, tu vivais depuis des années à deux pas : le Panthéon n'était-il pas le cimetière de ton quartier comme Saint-Etienne-du-Mont l'église de ta paroisse ? Ce n'était évidemment de ta part, qu'une de ces plaisanteries de comptoir que tu affectionnais (...)"

***

p.122 "Quelques centaines de mètres plus bas, la place Saint-Michel, avec ses becs de gaz, ses calèches aux sièges de cuir, ses tramways omnibus à impériale, ses fiacres, ses cabriolets, ses chevaux et ses cochers, a été, elle aussi, un pôle essentiel de ta vie. Sur cette place, le Soleil d'Or a longtemps compté pour toi presqu'autant que le François 1er. Depuis sa terrasse, les clients avaient sous les yeux la fontaine Saint-Michel, alors de construction récente et, en se tournant franchement vers la droite, la cathédrale Notre-Dame, de bien plus ancienne lignée - tu aimais dire que la première était une toute jeune fille contemplant une vieille dame..."

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10 mars 2022

Papa, regarde mon tableau ! - Anaïs Brunet

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  • Titre : Papa, regarde mon tableau !
  • Auteure / illustratrice : Anaïs Brunet
  • Editions : Saltimbanque
  • Age : à partir de 6 ans
  • Date de parution : 11 mars 2022
  • Nombre de pages : 32
  • ISBN : 978-2-3780-1213-7

L'auteure - illustratrice

Anaïs Brunet

(Clic sur la photo pour accéder au site d'Anaïs Brunet)

Après des études en architecture en France et aux Pays-Bas, Anaïs Brunet réalise son rêve qui était d'écrire et dessiner pour la jeunesse. En 2017, elle publie son premier album, Belle Maison, aux éditions Sarbacane. Aujourd'hui, elle se partage entre la littérature jeunesse et l'enseignement. Elle écrit et illustre pour de grandes maisons d'édition comme Albin Michel jeunesse, L'ecole des Loisirs, Didier Jeunesse, MeMo, Sarbacane, Saltimbanque, l'Elan Vert et Hélium. (Source : site d'Anaïs Brunet)

Mot de l'éditeur

Lorsqu'un enfant peint toute la journée et se réjouit d'offrir sa toile à son père, il espère bien que son oeuvre sera exposée dans le plus bel endroit de la maison ! La talentueuse Anaïs Brunet (prix Sorcières 2020) nous invite à pénétrer dans la maison et l'atelier de Claude Monet à travers cette jolie histoire empreinte d'amour et d'humour. Page après page, grâce à un savant jeu de découpe, elle restitue avec minutie l'univers du maître de Giverny, offrant au lecteur une immersion unique dans les jardins, la demeure et l'atelier de Claude Monet. 

Mes impressions

Ce magnifique album nous offre une visite du jardin et de la maison de Claude Monet à Giverny. Une histoire drôle et émouvante à la fois, dont les protagonistes sont Claude Monet et son fils Michel. Le petit Michel a réalisé un très beau tableau et quand il l'offre à son père, il souhaite que ce dernier lui réserve la meilleure place dans la maison. Mais tous les deux n'ont pas la même interprétation de la notion de meilleure place.  Et l'on ne peut s'empêcher de sourire en découvrant la dernière double page de l'album, qui est en fait une quadruple page car les pages se déplient pour se transformer en une somptueuse fresque. 

Les sublimes illustrations très fidèles et les couleurs éclatantes rendent un bel hommage au peintre et à ce lieu qu'il chérissait. On se promène dans le livre, du jardin à la cuisine en passant par le salon et l'atelier de l'artiste, jusque dans sa chambre. Un régal pour les yeux ! Certaines pages découpées offrent de belles perspectives et rendent la lecture encore pus ludique et mystérieuse. J'adore !

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Gros coup de coeur 

 

 

06 mars 2022

Le Manteau - Séverine Vidal et Louis Thomas

Le manteau

  • Titre : Le manteau
  • Autrice : Séverine Vidal
  • Illustrateur : Louis Thomas
  • Editions : Gallimard Jeunesse
  • Date de parution : 3 janvier 2020 (sur la photo, l'édition des Incorruptibles 2022)
  • Nombre de pages : 28
  • ISBN : 978-2-075-122061

L'autrice

Séverine Vidal

Séverine Vidal, née en 1969, est une auteure française. Après avoir été professeur des écoles, elle se consacre à l'écriture à temps plein depuis la rentrée 2011. Elle écrit des romans pour adolescents, des albums, des BD ou des séries. Nouvelle corde à son arc, le 6 janvier 2022 ette a publié son premier roman adulte, Le goût du temps dans la bouche chez Michel Laffont. 

L'illustrateur

Louis Thomas

Louis Thomas est auteur, illustrateur et réalisateur. Il est diplômé de l'école des Gobelins à Paris et de CalArts à Los Angeles. Depuis 2013 il vit et travaille dans un atelier entre le Panthéon et le jardin du Luxembourg.

Quatrième de couverture

Un album sensible, qui ne laissera personne indifférent, pour évoquer avec les plus jeunes les inégalités, le partage et le don.

Mes impressions

Le manteau, c'est l'histoire d'une petite fille, Lison, qui rêve depuis des semaines de pouvoir porter le magnifique manteau de sa grande soeur Pia. Quand le GRAND JOUR arrive enfin, Lison est tellement heureuse que le soir-même elle en rêve encore. Le lendemain, sur le chemin de l'école elle n'est que joie et fierté. Elle y tient tellement à ce manteau qu'elle n'osait  pas soritr avec tout à l'heure, "de peur que la pluie le mouille, ou qu'un pigeon..." Il fait "un froid de pingouin" ce matin. Peu importe, ce manteau lui tient si chaud ! Mais au coin de la rue, le long des marches de la mairie, une scène la stoppe net dans ses pensées joyeuses et insouciantes. Une mère et sa fille sont assises par terre, sur des cartons, grelottant de froid dans l'indifférence totale des passants. Cette scène glace Lison, la hante la nuit suivante. 

Je vous laisse imaginer la fin de l'histoire, une fin qui réchauffe le corps et l'âme. Une fin si subtilement amenée., où le dessin prend le relais de l'écriture. 

Le manteau, c'est un conte moderne et universel, qui rappelle le manteau rouge de Saint Martin de Tours. Cet album véhicule un fabuleux message de partage, d'effort, de sacrifice, mais aussi de chaleur spirituelle et de grande joie. Un album que j'achèterai désormais pour chacune de mes classes, un indispensable. 

Tout est dit dans les dédicaces : 

S.V. : pour Fantine, qui ne détourne jamais le regard.

L.T. : A tous ceux qui ont besoin d'un manteau. 

Bravo à vous pour le message que vous diffusez à travers ce bel album. 

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Gros coup de coeur

03 mars 2022

Mon éveil galactique - Emmanuelle Pries

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  • Titre : Mon éveil galactique
  • Autrice : Emmanuelle Pries
  • Editions : Leduc
  • Date de parution : 15 février 2022
  • Nombre de pages : 176
  • ISBN : 979-10-285-2346-6

L'autrice

Emmanuelle Pries

( Clic sur la photo pour accéder au site d'Emmanuelle Pries )

Emmanuelle Pries est canal multidimensionnel. Elle aide celles et ceux qui sont sur le chemin de l’Ascension par l’intermédiaire de canalisations, de cours en ligne et d’activations quantiques. Elle donne un coup de pouce « vibratoire » à chacun selon son évolution spirituelle et vibratoire afin de transmuter les densités énergétiques qui bloquent son ascension.

Quatrième de couverture

Le livre que vous tenez entre les mains n’est pas un livre comme les autres. Son contenu a été transmis à Emmanuelle Pries par les galactiques eux-mêmes.

 

Découvrez au fil des pages le parcours de l’auteure et sa connexion profonde avec les êtres de lumière. Dans cet ouvrage, elle partage ses échanges avec les Pléiadiens, Arcturiens et autres consciences qui sont là pour nous aider à ascensionner et nous préparer à vivre dans ce nouveau monde qu’on appelle La nouvelle terre. Au-delà d’être un témoignage précieux, ce livre vous apporte des réponses et vous aide dans votre propre éveil galactique.

 

SI VOUS ÊTES GUIDÉ VERS CE LIVRE, C’EST QU’UNE ACTIVATION VOUS ATTEND.

Mes impressions

Si Emmanuelle n'était pas mon amie, je crois que ce livre ne serait pas arrivé entre mes mains. Et pourtant. Je viens d'en terminer la lecture et j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Je suis ce que l'on peut appeler une "non éveillée" (terme employé par Emmanuelle quand elle évoque à la fin du livre son mari Jens et sa fille Léa, qui ne "voient pas l'invisible")

Dans ce livre, Emmanuelle nous raconte son parcours, sa progression dans sa connexion avec les Pléiadiens. Quand nous nous sommes connues, à Bonn en 2005, je me souviens qu'elle m'expliquait le principe des énergies, des couleurs associées et des cristaux, elle m'expliquait les énergies angéliques, me parlait de ses séances de méditation, de ce qu'elle pouvait ressentir et percevoir et je trouvais cela passionnant, tellement apaisant, sans avoir jamais moi-même pratiqué. J'ai toujours aimé écouter Emmanuelle. Et en lisant cet ouvrage, j'avais l'impression de l'entendre me parler (autour d'un thé ou d'un bon verre de vin (-; comme "au bon vieux temps")

Et puis quelle évolution depuis 2010, l'année où nous avons quitté Bonn ! J'ai eu l'impression de rattraper le temps perdu. Bien sûr nous nous appelons de temps en temps. Pas assez souvent. Mais quand on s'appelle, c'est toujours comme si nous nous étions quittées la veille. Dans ce livre, Emmanuelle partage avec nous ses expériences, sa compréhension des différents phénomènes auxquels elle a été confrontée depuis 2011. Mais tout a débuté bien avant. 

Si je ne connaissais pas Emmanuelle, j'aurais peut-être arrêté au bout de quelques pages. Parce que cet univers m'est inconnu  et j'aurais pu me dire "Mais que raconte-t-elle ?" Mais je connais Emmanuelle. C'est une personne très rationnelle, qui a les pieds sur terre. Ce qui rend son discours d'autant plus intéressant. 

p.15 "Leur but (les Arcturiens) : vous éveiller à votre héritage galactique, vous aider à surpasser vos croyances et surtout vous assister dans l'éveil de votre conscience. Ce livre est à lire avec votre "ressenti" et non avec votre mental. Laissez-vous transporter par votre coeur, par ce qui se passe en vous à la lecture de ces mots. Que vous croyiez ou non ce que je vais partager avec vous n'a aucune importance, car il ne s'agit pas ici de vous imposer ma vérité, ni de vous convaincre de quoi que ce soit, mais plutôt de vous faire ressentir quelque chose, d'activer ce qui est dormant en vous pour que vous accédiez à vos propres mémoires, afin que vous trouviez votre vérité, celle qui est parfaitement alignée avec votre essence et l'expression de celle-ci." 

Je pense que beaucoup de lecteurs, avertis ou non, trouveront ce livre passionnant. Il raconte, il invite, il guide, sans jamais d'injonction ni d'imposition. 

p.17 "Je vous appelle aussi, à travers cette lecture, à observer ce qui se passe dans votre corps physique, car toute énergie qui vous parcourt, peu importe son intensité, est la manifestation de votre moi supérieur. Soyez à l'affût des picotements, des vagues énergétiques qui vous traversent, de la chaleur qui vous parcourt, de votre corps qui vibre soudainement comme une pile électrique ou encore d'une soudaine envie de pleurer.

Tous ces symptômes sont des signes de ce qui s'écoule en vous énergétiquement, et c'est en étant à leur écoute que vous allez vous familiariser avec le quantique, c'est cette présence divine qui se déplace dans l'invisible à laquelle votre humain n'accède qu'à paritr de son espace coeur à travers son ressenti."

Et vous, quelle relation avez-vous avec ce monde de l'invisible ? Y êtes-vous sensibles ? Ressentez-vous les énergies vibratoires ? Avez-vous envie de lire ce livre ? Emmanuelle a également mis en ligne une chaîne Youtube :

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( Clic sur la photo pour accéder à la chaîne youtube d'Emmanuelle )

Merci Emmanuelle pour ce beau témoignage, je te retrouve bien là, que j'ai aimé t'entendre dans ces quelques pages ! 

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13 février 2022

Juste à côté de moi - Sophie Carquain

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  • Titre : Juste à côté de moi
  • Autrice : Sophie Carquain
  • Editions : Charleston
  • Date de parution : 12 janvier 2022
  • Nombre de pages : 224
  • ISBN : 978-2-36812-721-6

L'autrice

Sophie Carquain

Sophie Carquain, écrivain et journaliste, a publié plus de 20 livres, dont Trois filles et leurs mères, aux éditions Charleston Le roman de Molly N aux éditions Charleston également et Manger dans ta mainaux éditions Albin Michel. Elle écrit aussi beaucoup pour les enfants (J'aimerais te parler d'elles, Albin Michel jeunesse, Coronavirus,quel minus ! Leduc, paru en septembre 2020). Elle est également scénariste (Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange, Marabulles)

Quatrième de couverture

Quand Susie Pritt est embauchée par la famille Wagner pour peindre une fresque murale pour leur fils disparu, elle comprend vite qu’il ne s’agit pas d’une banale histoire de fugue ou d’un tragique accident. Niels a disparu dans sa chambre. Depuis un an, il ne sort plus, ne parle plus ni à ses parents ni à sa soeur, ne communique plus par aucun moyen. Il est là, juste à côté, mais il vit en dehors du monde.

Hantée par ses propres démons, Susie se donne pour mission de faire revenir le jeune homme. Alors qu’ils s’apprivoisent mutuellement, ces deux êtres blessés par la vie vont s’accompagner à leur façon sur le chemin de la guérison.

Un roman sensible et bouleversant sur l’ouverture à l’autre, la résilience et la puissance de l’art

Mes impressions

Une histoire de disparition et de rencontre, de vie et de mort, de mort dans la vie. Et d'art. L'art qui rassemble, l'art qui sauve. Juste à côté de moi c'est l'histoire de Susie Pritt, qui depuis qu'elle a survécu aux attentats de 2015 à Paris, essaie de redonner du sens à sa vie en peignant des fresques chez des particuliers. Juste à côté de moi, c'est aussi l'histoire de Niels Wagner qui a disparu depuis un peu plus d'un an quand ses parents décident d'embaucher Susie pour peindre une fresque dans le bureau. Pour Niels. Juste à côté de moi, c'est l'histoire de leur rencontre. Emouvante, poignante. Quand Susie comprend que niels a disparu "juste" derrière la porte grise, qu'il est "juste à côté d'elle" quand elle vient peindre sa fresque, elle est bouleversée. 

Parviendra-t-elle à le voir ? A le faire sortir ? Quel visage a-t-il ? Ressemble-t-il encore aux photos qui trônent dans le grand appartement de ses parents ? Pourquoi s'est-il peu à peu enfermé jusqu'à ne plus sortir de sa chambre ? 

p.135 " Ils avançaient à petits pas sur le même câble tendu, comme deux funambules, chancelant parfois, se rééquililbrant in extremis, l'un rebroussant chemin quand l'autre marchait trop vite, fuyant le point de rencontre tant redouté, où le fil céderait inévitablement."

" Ce n'est pas qu'il ne voulait pas, mais il ne pouvait plus sortir. Il était loin d'être le seul : au Japon, ils étaient rès de 500 000, peut-être même plus, à s'enfermer chez eux. On les appelait les hikikomoris. Des millions dans le monde. "

Dans ce roman, outre l'histoire de Susie et Niels qui est bouleversante, c'est un autre monde qui s'ouvre à nous. Un gouffre, un trou noir, un tourbillon qui nous aspire dans les méandres de l'âme humaine. Un monde de silence, de résilience mais aussi de couleurs. 

Encore une fois Sophie Carquain nous propose en même temps qu'une histoire haletante, une analyse si juste de la société à travers le prisme d'un phénomène surréaliste mais bien réel. Ces personnes qui peu à peu se retirent du monde jusqu'à devenir invisibles. Et c'est passionnant. Cerise sur le gâteau, j'ai eu la belle surprise d'y retrouver des personnages d'un précédent roman, Manger dans ta mainque j'avais eu peine à laisser. Quel beau cadeau ! Merci Sophie !

*****

Coup de coeur

p.102 " Susie n'avait pas osé dire que la pluie n'était pas pour grand-chose dans ce froid qui lui glaçait les os ; et que, depuis deux ans, elle ne se sentait bien qu'à l'intérieur - et encore fallait-il qu'elle l'ait domestiqué, cet intérieur, comme une hirondelle qui, après avoir tapissé son nid du bout de son bec, en connaît la moindre brindille."

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p.103 " Savez-vous pourquoi Le rouge et le noir interpelle tant les ados ? " lui avait demandé Sandra Martins lors de leur premier rendez-vous. "C'est à cause du titre : rouge comme le sang, noir comme la mort. Leurs deux préoccupations." Susie avait rétorqué que l'exact opposé c'était l'art. Qu'entre le rouge et le rose, il y avait des milliards de nuances, tout comme il y en avait des milliards entre la nostalgie et la mélancolie. La psychologue l'avait fixée de ses yeux clairs, comme si elle la voyait pour la première fois. 

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p.147 "Est-ce qu'il connaissait Yadegar Asisi ? Il adorait peindre les murs et avait reconstitué celui de Berlin. Etait-il déjà allé à Berlin ? Non ? Eh bien, Asisi, avant de se mettre à la tâche, sillonnait la terre entière, de l'Amazonie à la Grande Barrière de Corail, pour prélever des tas de petits objets, coquillages, plumes d'oiseau, morceaux de tissu... Et ensuite, il s'enfermait dans son petit studiopour peindre. Elle, elle n'avait pas besoin d'aller aussi loin. Tout l'inspirait, une sacrée chance. "

Ci-dessous quelques photos prises le 13 janvier lors d'une rencontre autour de Juste à côté de moi à la Librairie Delamain, rencontre animée par Valérie Robert. 

Librairie Delamain

La magnifique librairie Delamain.

Rencontre Sophie Carquain

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Rencontre Sophie Carquain 1

Sophie Carquain et Valérie Robert

09 janvier 2022

Grandes Oreilles tout oreilles - Famille Chedid

Grandes oreilles tout oreilles

  • Titre : Grandes Oreilles tout oreilles
  • Auteure : Andrée Chedid
  • Illustratrice : Emilie Chedid
  • Conteur : Louis Chedid
  • Interprète : Matthieu Chedid
  • Editions : Robert Laffont et Wagram
  • Age : 6-8 ans
  • Date de parution : 4 novembre 2021
  • Nombre de pages : 56
  • ISBN : 978-2-221-25165-2

Les auteurs

Andrée Chedid, née le 20 mars 1920 au Caire et morte en 2011 à Paris, était une femme de lettres et poétesse française. Après son premier roman paru en 1952, elle en a écrit 17 autres, 23 recueils de poésie, parfois illustrés, plus de 100 nouvelles, des pièces de théâtre et des livres pour enfants. En 2002 elle a reçu le pris Goncourt de la poésie pour l'ensemble de son oeuvre. Ce livre livre-disque est l'adaptation par son fils et ses petits-enfants de son premier album jeunesse écrit dans les années 1970.

Andrée Chedid

 

Louis Chedid, le conteur de cette histoire, est le fils d'Andrée Chedid. Né en janvier 1948 à Ismaïlia en Egypte, il est auteur-compositeur-interprète, écrivain et réalisateur.

Louis Chedid

Emilie Chedid, fille de Louis et petite-fille d'Andrée est l'illustratrice de cet album. Née en 1970, elle est réalisatrice, scénariste, metteur en scène et illustratrice. 

Emilie Chedid

Né en décembre 1971, Matthieu Chedid, dit -M-, frère d'Emilie, fils de Louis et petit-fils d'Andrée est le chanteur de ce livre-disque. Il est auteur-compositeur-interprète et guitariste. Sa grand-mère a joué un rôle très important dans sa vocation.

Matthieu Chedid

Quatrième de couverture

Pilou n'aime plus jouer, ni même rire. Il ne supporte plus les moqueries de ses copains au sujet de ses grandes oreilles et préfère encore rester seul à attendre que l'obscurité le fasse disparaître aux yeux de tous. Mais alors que la nuit tombe, Pilou voit ses oreilles grandir, s'ouvrir, devenir si énormes qu'il se sent sur le point de s'envoler. Entraîné par une nuée d'hirondelles, le voilà qui décolle et entreprend un magnifique voyage.

Réunis autour du premier album jeunesse d'Andrée Chedid écrit dans les années 70, Emilie, Louis et Matthieu ont mis en commun leurs talents au service d'un conte musical poétique et fabuleux sur la différence et l'acceptation de soi. 

Mes impressions

Pilou, dont tout le monde se moque à cause de ses grandes oreilles, a envie de disparaître. Il se met à l'écart, tout seul. Son amie Malou tente de le divertir, en vain. NO WAY y a-t-il écrit sur son T-shirt. Il a entendu trop de moqueries, trop de méchancetés. C'est alors que le fantastique intervient dans l'histoire. 

"La nuit est là. Pilou a plein de bruits dans la tête. Il regarde autour. Il est seul. Soudain, l'une après l'autre, ses Oreilles se mettent à grandir. A grandir. A s'ouvrir. De plus en plus. Elles deviennent énormes, géantes, extraordinaires. Un enfant pourrait entrer dedans pour se cacher. Enormes. Géantes. Et pourtant, légères."

Et Pilou prend son envol, ses amis lui semblent de plus en plus petits. Une bande d'hirondelles l'accompagne et le guide. Il est léger et constate en passant près des fenêtres que beaucoup d'enfants sont malheureux, encore plus que lui parfois. 

Cette aventure est ponctuée de trois belles chansons de M, rythmées et entraînantes comme seul lui en a le secret. La chanson du non, La musique qui sort des étoiles, Grandes Oreilles (également disponibles en version karaoké). Pilou affronte aussi les éléments et cette expérience le transforme peu à peu. Quand il redescend, il est apaisé, prêt à affronter la vie, avec sa différence, dont il va faire une force. Sur son T-shirt on peut désormais lire OH WAY.

Un CD accompagne cet album, sur lequel on retrouve chaque page lue par Louis Chedid, ainsi que les chansons de M. Détail très appréciable, le son de l'album est également accessible en scannant un QR Code, ainsi que sur toutes les plateformes de streaming. Donc pas de problème si l'on ne dispose pas d'un lecteur CD.

Dans ce livre, j'ai autant aimé l'histoire que l'aventure de sa création. Le message véhiculé est universel et parlera à chacun de nous. Il faut savoir observer et écouter les autres, être capable de résilience, faire de sa différence une force. Et c'est ce que fait Pilou. Je trouve extrêmement touchante la démarche de la famille Chedid de travailler tous ensemble (Anna Chedid, Nach, fit aussi les choeurs) sur le premier album jeunesse de leur maman et grand-mère. Quel puissant symbole ! Je suis conquise ! Les illustrations, quand Pilou prend son envol, poétiques et très colorées, sont superbes. J'ai bien hâte de proposer cette écoute à mes élèves pour pouvoir lancer une discussion sur la différence. 

Je remercie Babelio et les éditions Robert Laffont pour cette belle découverte !

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28 novembre 2021

SHALOM BERLIN - Michael Wallner

Shalom Berlin

  • Titre : Shalom Berlin
  • Auteur : Michael Wallner
  • Traduction : Sylvie Roussel
  • Editions : FILATURES
  • Date de parution : 15 octobre 2021
  • Nombre de pages : 222
  • ISBN : 978-2-4915-0761-9

L'auteur

Michael Wallner est né en 1958 à Graz en Autriche. Après des études de théâtre à Vienne, il joue dans différents théâtres nationaux allemands avant de passer côté régie et mise en scène. Il vit à Berlin et partage sa passion des histoires entre le théâtre et l'écriture, avec plusieurs romans à son actif, dont Avril à Paris (disponible en poche chez Pocket) traduit dans plus de vingt langues, et la série Shalom Berlin qui compte déjà trois tomes en Allemagne.

Michael Wallner

Quatrième de couverture

A la suite de la publication d'un article sur la profanation de tombes dans le cimetière juif de Schönhauser Allee, à Berlin, la journaliste Hanna Golden reçoit des menaces de mort par mail. Inquiète et désemparée devant tant de violence, elle s'adresse à la police qui l'oriente vers la LKA5, le département de la sûreté de l'état, spécialisé dans la lutte antiterroriste. L'enquête est confiée au chef de cette unité. Alain Liebermann, membre d'une grande famille d'intellectuels juifs berlinois. 

Shalom Berlin est un thriller passionnant sur la montée des sympathisants d'extrême-droite antisémites en Allemagne, avec un héros attachant et complexe, qui porte le poids de son histoire familiale communautaire. 

Mes impressions

Au tout début de ce roman nous assistons à une réunion de famille, la grande famille Liebermann, chez la grand-mère d'Alain Liebermann, chef du département de la sûreté de l'état. Le décor est posé. La fête rassemble les membres de cette famille juive autour d'Hélène, la matriarche, qui fête ses 95 ans dans son grand appartement berlinois, situé près du KuDamm. On y découvre Alain et ses nombreux cousins, Alain qui peine à se remettre du décès de Léa, sa femme disparue il y a un an déjà. 

p.10 - Je suis désolé de gâcher ta fête.

        - La tristesse est une bonne chose. Ecoute-moi ! La tristesse, c'est quand on sème les graines en hiver pour le printemps suivant. La tristesse, c'est la semence qui attend sous la glace et la neige. Et puis au printemps, tout reverdit. 

Au chapitre suivant, c'est Hanna Golden, journaliste, qui nous entraîne au cimetière juif de Schönhauser Allee dans le quartier de Prenzlauer Berg, où des tombes ont récemment été profanées. Elle s'y déplace en vue d'écrire un article à ce sujet. Et c'est là que tout commence. Suite à la parution de son article, Hanna va recevoir des menaces de mort qui s'avèreront être un peu plus que des menaces. Terrifiée, elle s'adresse à la police et est placée sous la protection d'Alain Liebermann et son équipe. 

Forcément, les premières pistes que l'on est tenté de suivre amènent à investiguer du côté des groupes antisémites qui sévissent ces dernières années. Et beaucoup d'indices vont dans ce sens. Alain Liebermann va mener son enquête et avancer malgré les mises en garde qu'il recevra à son tour. Avec perspicacité et élégance, toujours avec persévérance, Liebermann va progresser dangereusement dans ses recherches et nous, lecteurs, allons de surprise en surprise. 

Un thriller se déroulant à Berlin (ce qui bien sûr m'a fait plaisir car je connaissais beaucoup des lieux évoqués dans l'histoire) dans lequel on retrouve avec délice tous les codes du roman policier. J'ai autant aimé suivre l'enquête que la vie personnelle d'Alain Liebermann. Quand il doute, il n'hésite pas à aller consulter sa grand-mère Hélène, toujours disponible, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit. Un pilier comme on aimerait tous en avoir dans sa vie. Quand il se questionne sur la judéité c'est aussi elle qu'il va voir. J'ai aimé le contraste entre l'enquêteur solide comme un roc, que rien ne déstabilise, et l'homme fragilisé devant se construire une nouvelle vie au milieu du chaos.

Un roman parsemé de pointes d'humour, juif et/ou berlinois.

p.12 (Alain discute avec sa grand-mère)

       - Je sais que tu n'as pas le droit de parler de ton travail, dit-elle, faisant les questions et les réponses.

       - Cette semaine, il ne s'est rien passé de spécial. (Il pressa doucement sa main qui reposait sur l'accoudoir.) Mais, dans l'ensemble, ça augmente. Ca augmente même de façon effrayante. 

       - Cela concerne les nôtres ? demanda Hélène en lui pressant la main à son tour.

       - Oui, dans la plupart des cas cela concerne les juifs. 

       Elle but une gorgée de Cognac.

       - Les juifs et les cyclistes ... C'est bien l'expression consacrée, n'est-ce pas ? commenta Hélène, narquoise.

(Note de la traductrice : Les personnages font allusion à une blague prêtée à l'écrivain Kurt Tucholsky : " Tout est de la faute des juifs, dit quelqu'un. Et des cyclistes... ajouta Tucholsky. - Pourquoi des cyclistes, répliqua l'autre, stupéfait. Pourquoi les juifs ? demanda Tucholsky.")

 

***

p.124 "- Ce n'est pas un peu plan-plan comme quartier ? demanda-t-il. 

            - Je vais au moins deux fois par semaine à l'aéroport de Tegel. Quand on prend souvent l'avion, Reinickendorf est idéalement situé.

            - Mais qu'est-ce que tu feras s'ils finissent, un jour, par ouvrir l'aéroport BER ? 

            - Je refuse de me prendre la tête avec ce qui pourrait se produire après mes cinquante ans !

            Ils éclatèrent de rire et raccrochèrent."

(L'aéroport BER, qui a finalement ouvert ses portes l'année dernière (le 30 octobre 2020), a été en travaux pendant 14 ans et a vu son ouverture sans cesse repoussée, devenant la risée des Berlinois)

Avec cette histoire, Michael Wallner nous entraîne dans une aventure faite de rebondissements, de mystères et de suspense. On y explore Berlin dans sa modernité mais aussi à travers son histoire, avec ses vieux cimetières juifs comme celui de Schöhauserallee ou bien le Cimetière-park de la Raabestrasse. Avec le nom du policier en charge de l'enquête, on pense forcément au peintre  berlinois Max Liebermann qui repose dans le cimetière juif de Schönhauserallee. Sa femme, Martha Liebermann, est d'ailleurs la dernière personne à avoir été inhumée dans ce cimetière. Elle s'est suicidée en 1943 alors qu'elle devait être déportée et n'a  été transférée auprès de son mari qu'en 1960.  Le choix du nom Liebermann est-il lié à cette histoire ? Voilà une question que j'aimerais poser à Michael Wallner. J'attends avec impatience la parution de la suite ! Un grand merci à Babelio ainsi qu'aux éditions Filatures pour cette belle découverte.

***

p.186  "Le cimetière de la Raabestrasse était si vieux qu'une grande partie des tombes était déjà désaffectée. Les dates de décès remontaient souvent au XIXème siècle. Les requins du BTP et les spéculateurs immobiliers avaient déployé toute leur énergie afin de faire raser le cimetière pour qu'il redevienne un terrain constructible. Cependant, une initiative de citoyens leur avait mis des bâtons dans les roues. La moitié du cimetière avait donc été transformée en parc. On avait conservé quelques pierres tombales particulièrement belles qui étaient devenues le terrain de jeu des enfants, cependant que leurs mères les surveillaient, adossées aux stèles, en pianotant sur leur smartphone." 

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Coup de coeur 

 

12 novembre 2021

Léa Lapin et le concours de cabanes - Steve Richardson et Chris Dunn

Léa Lapin et le concours de cabanes 1

  • Titre : Léa Lapin et le concours de cabanes
  • Auteur : Steve Richardson
  • Illustrateur : Chris Dunn
  • Traduction : Marjolaine Caurette
  • Editions : Editions Caurette
  • Date de parution : 5 mai 2021
  • Nombre de pages : 44
  • ISBN: 979-10-96315-94-9

L'auteur

Steve Richardson est un auteur américain qui vit au Nouveau Mexique. Cet album, paru aux USA et au Royaume Uni en 2018 sous le titre Paisley Rabbit and the treehouse contest, a remporté les prix Book of the year (Creative Child Magazine) et Best Picture Book (Indie Book Award).

Steve Richardson

(Clic sur l'image pour accéder au site de Steve Richardson)

 

L'illustrateur

Christopher Dunn est un illustrateur britannique diplômé de l'université de Bath Spa. Depuis 2013 il est représenté en France à la galerie Daniel Maghen à Paris. Inspiré par l'oeuvre de Beatrix Potter et de John Howe, il développe son propre univers peuplé d'animaux anthropomorphes. Toujours aux Editions Caurette, il publie Le vent dans les saules (Kennet Graham) le 3 novembre 2021. Il vit à Calne, dans le Wiltshire, avec sa femme et ses deux fils.

Chris Dunn

(Clic sur la photo pour accéder au site de Chris Dunn)

Présentation de l'éditeur

C'est la rentrée dans la forêt et Eddy Ecureuil, dont le père dirige la plus grande entreprise de construction de la région, défie ses amis de construire la plus belle cabane. A la surprise générale, Léa Lapin, qui n'a jamais touché un marteau de sa vie et qui n'a personne pour l'aider, décide de relever le défi... et elle a plus d'un tour dans son sac !

Léa Lapin et le concours de cabanes est un ouvrage moderne dans son propos et magnifiquement illustré par les peintures de Chris Dunn dans la grande veine des illustrateurs anglais classiques. 

Mes impressions

Dans la forêt, tous sont très excités à l'idée de participer à ce concours de cabanes lancé par Eddy Ecureuil. D'aucuns s'étonnent que Léa Lapin prenne part elle aussi au concours, elle n'a même pas de papa pour l'aider ! Et puis son petit frère est bien malade, quand leur maman aura économisé assez d'argent il pourra aller se faire soigner à l'hôpital. Pas vraiment de place pour une cabane dans cette vie-là. Léa n'est pas une concurrente sérieuse aux yeux d'Eddy Ecureuil ou de Louis Loutre. Quand à Michel Musaraigne, n'y pensons même pas ! Eddy part déjà vainqueur. 

Après quelques semaines, Léa n'a d'ailleurs toujours pas commencé. Enfin c'est ce que pensent tous les autres, car en réalité, elle a un plan ! Et contrairement aux apparences, elle s'active ! 

Ce ne sera pas son papa qui l'aidera, mais le maire du village et de nombreux autres personnages. Qui gagnera finalement ce concours de cabanes ? Ils seront tous bien surpris à la fin. Mais dans cette aventure, il n'y a pas de perdant, il n'y a que des gagnants. Et c'est ce que j'ai aimé dans ce magnifique album. Il nous raconte une belle histoire et nous transmet un merveilleux message de bienveillance, d'entraide et de partage. 

La narratrice c'est Léa Lapin. C'est elle qui a une merveilleuse idée, qu'elle nous dévoile peu à peu au fil de l'histoire, mais que l'on ne découvre vraiment qu'à la fin, avec tous les autres personnages. Ce livre allie donc suspense, bonté et beauté, ce qui est assez rare. 

Dans cet ouvrage, tout est beau ! L'histoire, le message, les illustrations à couper le souffle. A chaque nouvelle page, on se prend à rêver en regardant les détails si minutieux. Les animaux et la nature y sont sublimés, Chris Dunn nous offre ici des paysages et des intérieurs enchanteurs et captivants. En cherchant un peu à savoir qui était cet illustrateur, j'ai lu qu'il était  inspiré par l'oeuvre de Beatrix Potter et j'ai tout de suite compris ce qui m'attirait tant dans son travail.  Une réussite, que je vous recommande ! Allez-y les yeux fermés pour vos cadeaux de Noël ! Un grand merci aux éditions Caurette pour cette belle idée d'édition ! 

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Gros coup de coeur 

"Le lendemain, comme je n'avais pas de devoirs, je me rendis à la bibliothèque du village. J'y passai tout l'après-midi à faire des recherches et à prendre des notes dans mon petit carnet. Quand j'eus réuni toutes les informations nécessaires, j'étais tellement excitée que je fis des bonds à travers toute la salle. Ah ça, ils allaient voir ce qu'ils allaient voir !"

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***

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Dans l'histoire, il y a une pièce secrète qui est une bibliothèque, de quoi rêver à l'infini !

 

 

31 octobre 2021

Traverser la foule - Dorothée Caratini

Traverser la foule

  • Titre : Traverser la foule
  • Auteure : Dorothée Caratini
  • Editions : Bouquins
  • Date de parution : 19 août 2021
  • Nombre de pages : 208
  • ISBN : 978-2-38292-054-1

L'auteure

Dorothée Caratini 1

( Clic sur la photo pour lire la présentation de Dorothée Caratini sur Urbania.fr )

Née en janvier 1979, Dorothée Caratini vit dans le nord de la France. Après des études de journalisme, elle travaille dans la presse locale, dans des agences de communication aussi. En décembre 2017, elle est maman de deux petites filles quand son conjoint se suicide. Elle partage alors son ressenti sur un blog. Traverser la foule est son premier livre.

Quatrième de couverture

"On traverse les foules toute sa vie, pour ne pas se perdre ou perdre des morceaux de soi. Je traverse la foule comme on traverse la vie, je contourne."

Un jour comme un autre de décembre, Dorothée se confronte à l'indicible : le suicide de son mari, qui la laisse seule avec deux petites filles face à un gouffre d'incompréhension. 

Tout ce qui entoure la mort est pénible, long, compliqué. Il faut attendre, répondre à des questions. Mais le deuil donne aussi le droit de s'affranchir des conventions. Dorothée veut qu'il éclate à la face du monde, elle veut rester qui elle est, une femme qui jouit. Pas seulement une veuve et une mère, mais une femme libre avec son imaginaire et son grain de folie. Alors, passés le choc, la colère et la douleur, elle prend ses émotions et ses enfants sous le bras, qui l'épuisent et la comblent. Les fantômes, elle les brûle. 

Ecrit dans l'urgence de la peine avec la grâce des âmes sensibles, Traverser la foule balance entre le réalisme, le rock et la poésie. Aussi drôle qu'émouvant, il s'en dégage une force inouïe, qu'on peut aussi bien nommer la joie ou la vie. 

Mes impressions 

Prologue

J'avais envie d'écrire un livre pour tout raconter, un livre grave et léger, plein d'autodérision, de pirouettes intellectuelles, d'interpellations, de questionnements, une sorte de stand-up couché sur le papier - on m'aurait invitée dans des émissions de radio pour rire avec moi et me dire : "Quel courage !" Je voulais écrire un livre pour être dans la lumière et regonfler mon ego. 

Mais je ne sais pas par où commencer, je ne sais pas comment l'écrire. Je ne sais pas ce qui compte le plus : un coeur qui bat ou un homme pendu, un homme pendu dans ma salle à manger, un homme pendu en charentaises made in France, gris et rouge, un homme pendu dans ma salle à manger en charentaises à la mode, avec ses lunettes sur le nez, pendu dans ma salle à manger, une corde verte accrochée à l'escalier avec un de ces petits bidules d'escalade qu'on achète au magasin de sport même si on ne fait pas de sport, un mousqueton, un objet censé représenter la sécurité, un objet rassurant, une corde verte, des charentaises, les lunettes, l'escalier. Le mur jaune, les cadeaux de Noël dans ma main, la corde verte, le chien dans l'escalier, la barrière de sécurité fermée, l'immobilité, la lumière allumée, les charentaises, les lunettes. 

***

Dans ce livre, chaque chapitre nous surprend. Chaque chapitre diffère du précédent par son style, sa manière d'aborder le sujet et son point de vue. Un processus très intéressant, qui rend bien cette impression de ne plus savoir qui l'on est quand on traverse une période si agitée - dramatique - de la vie. Dans les premiers chapitres l'auteure s'exprime à la première personne, dans les suivants elle prend de la distance et observe son couple naissant puis le début de leur vie à deux, puis la suite. Elle se met par moments dans la tête de son conjoint, pour essayer de comprendre l'incompréhensible, l'inacceptable. Sans comprendre. Cela restera un mystère, il faut l'accepter et vivre avec, vivre sans le père des filles. Très vite, on comprend que Dorothée a décidé qu'elle ne resterait pas du côté obscur, qu'elle vivrait, coûte que coûte.

Bien sûr il y a des moments de doute et de colère. 

p.63 "Je vais faire sans toi, tant pis, garçon, il y aura des diplômes, des examens médicaux, des histoires le soir et des pique-niques quand même. Elle commence à être longue, la liste des grands et petits événements auxquels tu n'as pas participé. Tu as raté les premiers pas de S., ses premiers mots et sa première phrase (Tu veux savoir ? "Veux pain", voilà, t'es content ?), sa première manif, les progrès d'A., le début du braille, sa première rentrée scolaire, l'excitation quand le père Noël est venu en personne déposer des cadeaux au pied du sapin, tu ne sais pas, toi, ce que c'est de sentir les cheveux de tes enfants le matin au réveil et de les voir devenir des petites filles qui chantent et dessinent et courent et dansent."

Mais très vite la vie reprend ses droits, la vie, la vraie. Pas une vie peuplée de fantômes et de souvenirs. 

p.85-86 "Les fantômes, vraiment, c'est non. Non, non. Je les brûle. Je les écrase. Je les enferme dans une bouteille remplie de leur morve, ces ectoplasmes qui veulent envahir mon espace privé. Un ange au-dessus de mon épaule ? Une étoile dans le ciel ? Un esprit bienveillant toujours là pour moi ? Je t'en foutrais, de ces balivernes de comptoir, de ces mensonges pour se rassurer à l'idée qu'une forme de vie existe après la mort ! Parce que c'est quand même ça, l'idée : la mort n'est pas la fin de la vie, elle serait un nouvel état. Tu parles d'une vie, c'est tellement enthousiasmant : pas de corps, pas de besoins physiques (tous les trucs sympas dans la vie sont quand même majoritairement physiques : manger, boire, baiser), à peine un nuage de gaz, personne ne te voit, personne ne se doute de ta présence, pas moyen de communiquer, ou alors il faut en avoir vraiment envie..., en pétant des ampoules ou en s'incrustant sur des photos (toujours prises la nuit ou dans des endroits sombres et glauques comme un ancien sanatorium ou une église), en faisant tomber des objets ou en déclenchant des trucs électroniques chez toi. Un moyen de communication pas du tout flippant, donc. A quoi ça sert, bon sang, de téléphoner, quand on est un fantôme ? Super agréable pour la personne au bout du fil, qui n'a droit qu'aux emmerdes (parce que, pardon, ça m'a coûté cher en ampoules) et flippe peut-être (franchement, les fantômes n'ont pas une image très positive dans la culture populaire). Alors qu'il suffirait, je sais pas moi, de prendre un stylo Bic et de laisser un Post-it ? de rendre des services ("Psst, chérie, les papiers de la voiture sont cachés dans le tiroir sous un papier de l'école, bisous")? Le fantôme pourrait préparer l'apéro, faire la lessive, descendre les poubelles ? Parce que sinon, quel est l'intérêt d'envoyer des "messages" incompréhensibles, je ne comprends pas."

Dorothée n'a pas vraiment le choix. Elle doit être forte pour ses filles. Mais la peine est là, la peine, l'incompréhension, les coups de mou, et tout ça il faut bien en faire quelque chose, il faut VIVRE avec. Dorothée, elle ne croit pas aux fantômes.

p.88 "On peut décider de voir des signes, je les ignore, je ferme la porte et je file vivre ma vie. Il n'y a pas de vérité, seulement des vérités. Dans la mienne, les morts sont morts (et ils nous foutent la paix).

Elle ne veut pas passer sa vie à pleurer, mais elle s'y autorise quand même. Elle va de l'avant, imagine la suite. Sans jamais l'oublier le papa des filles. Ce livre, s'il règle bien leurs comptes aux fantômes et autres croyances soi-disant apaisantes, s'il permet aussi à Dorothée de dire aux bien-pensants ce qu'elle fait de leurs conseils et autres injonctions, ce livre, je l'ai vu aussi  comme une déclaration d'amour au papa des filles, plutôt une promesse d'éternité à leurs côtés. 

p.107 "C'était presque hier. Trois ans, ce n'est pas beaucoup à l'échelle d'une enfant ou d'un bébé, pas tant que ça non plus pour une femme adulte entraînée dans un vortex installé bêtement par des extraterrestres qui ont modifié le cours de l'histoire. Dans l'histoire des filles, dans mon histoire, en tout cas, tu dureras mille ans, même si trente-neuf, c'était déjà pas mal." 

p.158 "Mais bordel, c'est chiant de devoir sourire à la vie, c'est chiant, ce verre à moitié plein, l'optimisme mes couilles alors que la vie est un gros tas de purin déposé devant notre porte chaque matin, qu'on préférerait y foutre un grand coup de pied en hurlant comme un con au lieu de sourire comme si montrer ses dents avec les bras bien grands ouverts et le regard angélique allait chasser ces emmerdes de nos vies, c'est chiant de mettre un mouchoir sur notre poing serré, de garder nos mâchoires crispées à force de sourire, avec des crampes aux jambes à force d'avancer alors que nous voudrions dormir. Moi, j'arrête avec les cons. Avec leurs conseils de cons. Prends ta dépression par la main et va boire un coup. La stratégie de survie, c'est pas un régime exclusif de recentrage dans le monde des vivants, c'est comment vivre dans le monde des morts. C'est parce qu'on meurt un jour que la vie est marrante, on a droit de la rater un peu, d'avoir des temps foirés, bancals, parce que la perfection c'est chiant et la sérénité, c'est pour les morts."

Traverser la foule est un livre à la fois triste et drôle, percutant, vivant. C'est un livre qui dit la faiblesse et la force, qui dit la mort et la vie. Surtout la VIE. 

En tête de chaque chapitre, des références, hétéroclites, comme la vie, toutes belles. Cinématographiques, littéraires ou musicales. D'Eddy Mitchell aux Pink Floyd, de Virginia Woolf à Fernando Pessoa, en passant par Star Wars et Monty Python. 

Ce témoignage, je l'ai trouvé intéressant à plusieurs titres. Intéressant parce qu'il aide son l'auteure à rester VIVANTE, à poser sa douleur et à continuer sa route. Intéressant aussi parce que les témoignages sur ce sujet sont très rares. Peut-être parce que personne ne veut les écouter ces histoires ? Ou bien personne ne veut les raconter ? J'ai aimé écouter Dorothée Caratini. Certes, à chaque individu une réponse, un ressenti, une réaction. Ce témoignage reste UN témoignage.

Avec ce livre, Dorothée voulait "être dans la lumière". Elle n'est pas dans la lumière, elle EST la lumière, celle qui guidera ses filles jusqu'au bout du chemin. 

Et puisque j'ai eu la grande chance de rencontrer Dorothée Caratini à la librairie La Bicyclette Bleue lors de la sortie de son livre, je vous le confirme, elle déchire !

Beaucoup d'extraits dans cette chronique, mais je ne pouvais me résoudre à choisir. Tous étaient importants à mes yeux. 

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Dorothée Caratini - La Bicyclette Bleue

 

Dorothée Caratini et Camille Deforges à la librairie La Bicyclette Bleue

La Bicyclette Bleue

Librairie La Bicyclette Bleue

 

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