La bibliothèque des coeurs cabossés

 

  • Titre: La bibliothèque des coeurs cabossés
  • Auteur: Katarina Bivald
  • Traduit du suédois par: Carine Bruy
  • Editions: Denoël
  • Date de parution: mars 2015
  • Nombre de pages: 482
  • ISBN: 978-2-207-11775-0

 

L'auteur

Katarina Bivald, née en 1983 en Suède vit près de Stockholm. La bibliothèque des coeurs cabossés est son premier ouvrage, paru en 2013 en Suède. Il a été traduit dans 25 langues et rencontre un grand succès.

 

Katarina Bivald

 

(clic sur la photo pour accéder au blog de Katarina Bivald)

 

Quatrième de couverture

 

Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes: Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.

Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés - qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.

Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel... 

 

Mes impressions

 

La bibliothèque des coeurs cabossés est un roman sur les livres, faisant presque en permanence référence aux livres, classiques, anciens ou contemporains, de tous genres.

Sara, jeune bibliothécaire suédoise, au chomage, vient à la rencontre d'Amy, sexagénaire de l'Iowa (faut-il y voir une référence à "Sur la route de Madison"?). Elles entretiennent depuis quelques temps une correspondance sur leur passion commune des livres, mais dans leurs lettres, elles parlent aussi de leurs vies. 

Quand Sara, enfin décidée, arrive à Broken Wheel, elle apprend qu'Amy vient de mourir. Elle arrive le jour de son enterrement, et peut donc y rencontrer une grande partie des habitants dont Amy lui parlait, ceux qu'elle lui avait décrits dans ses lettres.

Il est alors décidé que Sara s'installera tout de même chez Amy, puis elle finira, aidée de quelques amis, par ouvrir une bibliothèque avec les nombreux livres de cette dernière...jusqu'à expiration de son visa...

Un roman que l'on pourrait qualifier d'épistolaire, puisque tout au long de l'histoire, on retombe sur des lettres d'Amy à Sara. Un étrange sentiment de "vide", il ne se passe pas grand chose dans ce village un peu mort, et en même temps de belles relations vont y naître, les personnages vont se révéler, on se laisse porter, on veut connaître la suite. Je reviens sur le parallèle avec "Sur la route de Madison" de Robert James Waller, car j'ai eu le même sentiment de lenteur de l'histoire par moments et de plénitude à la fin. J'aime ce genre d'histoires qui mettent du temps à s'installer, et qui au fur et à mesure de leur progression, nous attachent irrémédiablement, immanquablement.

Les raisons pour lesquelles j'ai beaucoup aimé ce livre sont multiples. L'histoire m'a séduite,  la façon dont le lecteur est invité à évoluer avec les personnages m'a envoûtée, et enfin j'ai adoré les multiples références littéraires qui y sont faites. J'ai d'ailleurs lu d'autres livres depuis, grâce à Katarina Bivald, grâce à Sara!  "84, Charing Cross road" de Helene Hanff par exemple!

Les "amoureux des livres" se retrouveront dans les descriptions des livres "objets", des attitudes des lecteurs.

 

*****

Première phrase: la première page représente une lettre d'Amy à Sara, puis sur la seconde page commence le roman:

                            "L'inconnue qui se tenait dans la rue principale de Hope était si quelconque que c'en était presque choquant."

p. 77  Sara pénètre pour la première fois dans la chambre d'Amy

"La chambre d'Amy était aménagée comme la bibliothèque des ses rêves. [...] Les livres formaient une palette de couleurs. Il y en avait des fins, des épais, des tirages de luxe, des illustrés, des poches bon marché, des éditions classiques, de vieilles reliures en cuir, tous les genres possibles et imaginables.Ils étaient parfois classés par ordre alphabétique, ou par style, ou alors de façon tout à fait anarchique."

p.153 "Elle fit lentement le tour du magasin, alluma les liseuses près des fauteuils et la petite lampe de bureau sur le comptoir, à côté de la caisse enregistreuse, puis tapota les coussins des fauteuils. Elle passa ensuite la main sur son comptoir jaune magique avant de s'installer derrière, comme si elle prenait possession de l'affaire."